Tuesday, June 19, 2007

Lou Reed Berlin Tour


Malgré un évident manque de publicité, le retour de Lou Reed sur scène est un événement de taille, surtout quand il s'agit de reprendre l'intégrale de Berlin, chef d'oeuvre maudit du maître. A l'origine seulement deux concerts étaient prévus à New-York et à Sydney, mais d'après la qualité remarquable de ses deux shows (qu'on s'était empressé de dénicher sur le web) et l'enthousiasme grandissant du public, il était impossible pour l'ami Lou d'arrêter en si bon chemin. Du coup on prend les mêmes et on recommence : Bob Ezrin à la direction artistique, Steve Hunter à la guitare (Déjà présent sur le Rock'n'Roll Animal), mais aussi un orchestre composé de violon, de saxophone et d'un piano, et d'une exemplaire choral d'enfant. La mise en scène est assuré par Julian Schnabel qui à adapter le disque sur pellicule pour l'occasion.
N'y allons pas par quatre chemins, tout est extraordinaire. Lou arrive sur scène en jean et en t-shirt, attrape sa six cordes et devient maître des lieux: Faisant taire les quelques cris parasites de spectateurs, et en donnant le départ.


En intro, une version courte de Sad Song qui émane directement sur Berlin donne tout de suite le ton. L'atmosphère étant semblable à un cabaret baroque d'antan, confirmé par le décor à l'esthétique chinoise. Ainsi Lou, d'une facilité déconcertante, continue sur sa lancée avec des versions sensationnelles de Men of good fortune, Caroline says I, et de How do you think it feels toujours sous des tonnerres d'applaudissement. L'originalité venant essentiellement de la manière dont Lou entame ses chansons, non pas en les chantants mais en les parlants comme s'il nous conté une histoire. Logique puisque Berlin est, pour reprendre une expression chère à Zappa, un film pour les oreilles.
Le meilleur reste à venir avec la deuxième partie du disque, que l'on pouvait bien distingué sur le vinyl, beaucoup plus sombre et acoustique que la première qualifiable de « glam rock », mais toujours avec un coté dépressif.
Apparaît également le film Caroline, de Lola Schnabel avec Emmanuel Seigner, sur le décor. Mais bien que de qualité esthétique, le spectacle est sur scène par la présence aussi fantomatique que rassurante de Lou Reed. On est alors impatient de découvrir The Kids et ses fameux cris d'enfants. La bande finale des cris est celle du disque mais est amplifié par la chorale et une chanteuse à l'incroyable palette vocale s'envolant de manière magique dans les aigus. S'en suit une étonnante version de The Bed, toujours avec la chorale pour le « Ho, ho what a feeling », et un jeu de guitare de Hunter d'une beauté a pleurer. Dernier morceaux pour l'orchestre avec ce qui restera l'une des plus belles chansons de tout les temps Sad Song. Version ressemblant étrangement à celle disponible sur le Lou Reed Live, transcendant celle d'origine ce qui , on en conviendra, n'est pas chose aisée. En effet Lou Reed et Steve Hunter batailles et croises littéralement leurs riffs plus que jamais électriques pendant que les violons pleurent et que la chorale déploie ses ailes jusqu'à l'apothéose d'un spectacle que Lou arrête, de manière symbolique, par un geste de main confirmant son statut de chef d'orchestre. Juste revanche.
Lou s'en va sur une standing ovation des plus folles et se laisse désirer pendant cinq bonnes minutes, avant de revenir glorieusement, à l'instar d'un dieu, sur scène. Reprise alors d'un monument du Velvet avec une version des plus dynamique de Sweet Jane plongeant la salle dans une hystérie collective sans comparaisons. Pour faire plaisir à son public, Lou conclu sur son unique tube Walk on the wild side avec la chorale pour le refrain et un saxophoniste pour le solo finale. Grandiose.
Les critiques de la tournée qui précédait la sortie de Berlin comparé les concerts à « Une messe noire dans une cathédrale gothique avec l'héroine pour Dieu », il y à toujours de ça mais cette fois la messe est vraiment dite.

Merci révérend Reed !

Monday, February 19, 2007

Joey Starr

Après avoir créé l'événement en fin d'année avec Gare au Jaguarr, son premier album solo, Joey Starr nous revient en cet fin d'hiver pour une série de concert à travers l'Europe. C'est donc avec une certaine excitation que le public s'impatiente devant les grilles de l'Aéronef ou débute la tournée.
Les vigiles, sont, eux, plus strictes que d'habitude et s'attendent visiblement à un quelconque dérapage. Ce qui n'arriva pas puisque ce soir l'ambiance est bonne enfant. Le public est homogène, et comporte aussi bien des nostalgiques du Suprême NTM armés de klaxon, que des quinquagénaires venus accompagnés leurs jeunes enfants. La première partie orchestré par Les Malfaiteurs (Pepite59000 sur Myspace pour les intéressés) s'annonce foireuse, mais arrivent tant bien que mal à chauffer la salle pendant quarante minutes finalement convaincantes.
A 21h30 pétante, les choses sérieuses commencent! La salle se transforme en jungle urbaine animé par les hurlements de notre Joey national. Une lumière laisse alors apparaître le groupe composé d'ancien Enhancer, de Dadoo et de deux DJ en pleine forme. La Starr les rejoins, après un tonitruant J'arrive qu'il chante depuis les coulisses, sous des tonnerres d'applaudissements qui resteront quasi-constant pendant deux heures. Mégalo à ses heures Joey Starr porte un T-Shirt à son effigie comme le reste du groupe.
Le show de ce soir est cohérent. Il est en effet composé de plusieurs partie, chacune pour un public différent afin que tout le monde s'y reconnaisse. La première est emmené par tout le groupe, ce qui donne lieu à une fusion entre Rap et Métal d'une efficacité redoutable qui rappelle le meilleur de Rage Against The Machine.
La deuxième partie est plus calme, Joey reste en duo avec Dadoo (Qui nous à livré un clash hilarant sur Sarkozy), avec lequel il continu la défense de son album mais reprend également des classique de NTM (Seine St-Denis Style, Laisse pas traîner ton fils). Il n'hésite pas non plus à détendre l'atmosphére en passant des extraits de Chapi-Chapo ou de Sacré Charlemagne.
Comme ont le sait tous Joey Starr est engagé, et fait passer un message entre les chansons sans oublié d'appeler au vote.
Joey quitte la scène pendant quelques minutes laissant Dadoo présenter son repertoire (Avec notamment Sale gosse). Dadoo quitte à son tour la scène et laisse Enhancer avec les Dj's pendant quelques minutes bien bourinne devant une foule toujours plus en délire.
Joey revient est reprend les dernières chanson de son album (a part Gare au jaguarr qui fut censuré lors de la sortie du disque).
La dernière partie, qui était le rappelle (d'une bonne trentaine de minutes),fut anthologique sur tout les points: d'abord un battle purement jouissif des deux Dj's grâce à des samples de NTM qui émana sur une reprise bien énervé de Ma benz. Puis vient le point culminant du concert avec un Joey à son apogée, s'auto-proclamant maître de la foule en la faisant déplacer de gauche à droite,de haut en bas .... pendant au moins dix minutes! Finalement Enhancer rapplique une ultime fois pour Pose ton gun 2, Sarko et Seine St Denis Style. Le groupe s'en va sur une standing ovation (en même temps pas de place assise !),et le public quitte la salle sur Axis bold as love de Jimi Hendrix. Ce qui soit dit en passant, démontre une nouvelle fois le mélange des cultures présent ce soir.
Si vous n'y était pas, inutile de vous précisez que c'était le concert du siècle et qu'on vous encourage à suivre cet tournée si elle passe prés de chez vous. Et même si Joey vous fait peur et que vous le prenez pour une bête n'oubliez pas qu'il en s'agit bel et bien d'une, mais de scène. Car ce soir ils nous à mis la fièvre... pendant des heures.
SET-LIST :

Tuesday, February 13, 2007

Jackson C.Frank

Oubiez Lou Reed et Robert Wyatt !
Je sais c'est dur mais c'est le but de cet article. Même si une majeur partie des critiques ont décernés les prix des disque le plus déprimant à ces deux la, il est tant de rétablir la balance et de rendre hommage à Jackson C.Frank génie méconnu et grand oublié de l'histoire de la musique. Chose en fin de compte assez étrange puisqu'il inspirera par la suite une pléiade d'inconsolable comme Nick Drake.
Afin de comprendre le malaise qui se dégage de son unique album, il est essentiel de connaître quelques une des grandes lignes de sa vie(plusieurs anthologie serait nécessaire tant elle fut tragique).
Tout d'abord il perd dix huit de ses camarades lorsque son école est victime d'un tragique incendie, lui s'en sort avec de grave brûlure mais reste traumatisé. C'est lors de son passage à l'hôpital qu'il apprend la guitare et se met a composer.
Plus tard au début des années 60,il décide d'aller faire carrière a Londres, où il cohabite avec Art Garfunkel qui lui présente Paul Simon.
Etant tout bonnement stupéfait par ses chansons, il décide de lui produire son seul et unique album. Les sessions durent trois heures ou Frank chante seul avec sa guitare.
L'album sort en 65 et, est composé de dix chansons plus dépressives les unes que les autres notamment sur la deuxième face ou il emportent complètement l'auditeur dans une ambiance mélancolique portée par l'absence.
Après coup il rencontre sa femme Sandy Denny avec qui il aura un enfant , mais est soudainement pris par le trac qui l'empêche de remonter sur scène.
Une nouvelle fois c'est la dépression. Il retourne aux Etats-Unis en 69 pour renouer avec l'écriture. Mais rien n'y fait et il apprend la mort de son fils qui débouche sur la fin de son mariage. Il abuse alors de médicament et commence à entendre des voies ce qui l'amène a effectuer un nouveau séjour à l'hôpital. Il s'en échappe et devient clochard pendant plus de vingt ans. C'est également pendant cette période qu'une bande de voyous lui tire dessus et perd l'oeil gauche, ce qui le pousse à ré- enregistrer cinq chansons montrant la détresse la plus profonde dans laquelle il se trouve.
Un miracle surgit en 1996 lorsqu'un fan de folk le retrouve et lui fait retrouver la santé. C'est dans ce contexte qu'un certain Vincent Gallo découvre son immense talent et décide d'utiliser "Milk and Honey" dans son film Brown Bunny(Qui est probablement le plus beau film du monde).
Frank était sur le point de publier un nouvel album(dont on à aucune nouvelle depuis), mais le destin s'acharnera une dernière fois sur lui en l'envoyant au royaume des morts en 1999.
Aujourd'hui l'influence de Frank semble égale voir supérieur à celle de Bob Dylan . Son unique album reste l'un des meilleurs de tout les temps, mais il peut également s'agir d'un nouvel amis qui rentrera chez vous.
Il y a des mauvais moment, ceux ou l'on n'écoute pas Jackson C.Frank...

Sunday, January 14, 2007

Sex Machine

Pendant que vous étiez probablement en train de grignoter votre dinde de Noël , et par conséquent de fêté la naissance du Christ, vous étiez bien loin de vous imaginez que le monde voyait disparaître l'un de ses plus grand messie. Je parle bien évidemment de James Brown, dieu créateur d'un style musicale à lui tout seul :Le Funk.
En effet que serait la musique sans James Brown? Pas grand chose puisqu'au dela du Funk et de la Soul ,James Brown provoque l'explosion de la musique noire. Il y aurait fort a parier que des disques aussi sensationelle que What's Going On de Marvin Gaye ou There's A Riot Goin'On de Sly and the family Stone, ne soient pas arrivé jusqu'à nos oreilles sans lui.
James Brown fut également et avant tout un homme de scènes livrant des shows toujours plus mémorable et souvent inégalable. Mick Jagger avouera à ce propos que James Brown est le meilleur chanteur et homme de spectacle vivant. En témoigne le mythique Live at the Apollo qui est peut être le plus grand live de tout les temps avec le Rock'n'Roll Animals de Lou Reed. Il est par conséquent logique de voir le journaliste de Rock'n'Folk, Kurt Mohr, déclarer qu'il sera difficile de faire mieux. Impossible n'est pas James Brown et en 1970, il s'auto-proclame Mister Dynamite dans ce qui restera son meilleur disque le fameux Sex Machine. Composé de deux disques soit de quatres faces ou règne en permanence la perfection puisque tout y est formidable même les paroles !
James Brown compose également pour le cinéma, on lui doit les génériques de Black Caesar (Larry Cohen) et de Rocky IV (Sylvester Stallone). Il apparaît également a l'écran dans les Blues Brothers (John Landis) ou il interprète le rôle du prêtre,et plus récemment dans Le Smoking au coté de Jackie Chan.
Une autre face de James Brown est malheureusement connue puisque pendant les années 80 il sombre dans la drogue et multiplie les arrestations (dont une pour avoir tenté de tuer sa femme), avant de finir six ans en prison à la suite d'une course poursuite avec la police. Il sort de prison en 1991 et réenregistre de temps à autre (dont un album en 1999), sans pour autant quitter la scène. Il devait d'ailleurs donner une série de concert au Etats-Unis. Mais le destin en décida autrement sans pour autant empécher la légende d'être plus vivante que jamais.
Rest In Peace !

Sunday, December 17, 2006

In The Court Of The Crimson King


Fin 69,Alors que le progressif s'empare de l'Angleterre,les Rolling Stones vont mal.Brian Jones quitte le groupe et est retrouvé mort dans sa piscine laissant derriere lui un dernier 45 tours mythique:Jumpin jack flash/Child of the moon.
Ainsi la boucle était bouclée puisqu'en effet,lors du concert à Hyde Park en hommage a Brian,300,000 personnes ont l'honneur de découvrir,comme le dit le reporter de Rock'n'Folk,Un excellent nouveau groupe,King Crimson,interprété Moonchild.
Quelques jours plus tard le groupe composé de quatre musicien,dont le génial Robert Fripp,entre en studio et enregistre l'album en une semaine,chose tout à fait stupéfiante!
Mais qu'est ce qui ne l'est pas dans ce disque à commencer par cette pochette bubble gum,qui en intriguera plus d'un .Le Genesis de Peter Gabriel l'accrochera même dans le studio où ils enregistrent Trespass,pour trouver l'inspiration.Bien plus forte que Le cri de Edvard Munch,le dessinateur(qui était informaticien)Barry Godber à surement voulu représenter le 21th century schizoid man de la chanson d'ouverture.L'intérieur,plus rassurant,représente lui le Roi Cramoisie de la chanson titre.
A peine remis de la pochette,l'acheteur est une nouvelle fois agressé,mais cette fois par des bruits industrielles venant de nulle part,laissant place à des riffs, à une voix déformée et inquiétante qui marque les débuts du Hard-Rock.Le morceaux d'environ 8 minutes,deviendra le plus célèbre du groupe.Notamment grâce a sa richesse et son mélange habile de Blues,de Jazz et de Rock.
La suite est beaucoup plus calme.King Crimson est accompagné d'un poéte à qui l'on doit les fabuleux textes de I talk to the wind et de Moonchild.
Un célèbre proverbe dit que les meilleurs choses ont une fin et Robert Fripp la apparemment bien compris.C'est sur cette logique qu'In the court of the Crimson King(Chanson éponyme qui clôt le chef d'oeuvre) s'arrête à deux reprises très douce,soit joué aux instruments à vent,soit marqué par l'absence de son,avant de laisser le refrain cosmique reprendre le dessus et finir sa course dans un brouhaha qui rappelle,bien évidemment,le final d'A day in the life des Beatles.
Le second opus,In the wake of Poseidon,surf sur la vague du premier.En revanche une nouvelle formation du groupe livre en 72,le très beau et mélancolique Islands que certain critique dont Juan Victoria,considére comme leur chef d'oeuvre.L'album porterait-il alors le ce nom car il serait l'idéal à prendre sur une île déserte ? Nous ne le saurons probablement jamais.En tout cas nous ne donnerons pas raison à ses défenseurs,nous nous contenterons simplement de dire qu'ils n'ont pas tord.

Monday, November 13, 2006

Pourquoi ce blog ?

Commençont par le commencement, avec cette trés bonne question.La réponse est simple,j'ai tout simplement envie de partager ma passion a travers tout les disques les plus important à mes yeux, en ésperant de vous donnez envie de les découvrir, les écouter et de les aimer comme moi je les aimes !