Monday, February 19, 2007

Joey Starr

Après avoir créé l'événement en fin d'année avec Gare au Jaguarr, son premier album solo, Joey Starr nous revient en cet fin d'hiver pour une série de concert à travers l'Europe. C'est donc avec une certaine excitation que le public s'impatiente devant les grilles de l'Aéronef ou débute la tournée.
Les vigiles, sont, eux, plus strictes que d'habitude et s'attendent visiblement à un quelconque dérapage. Ce qui n'arriva pas puisque ce soir l'ambiance est bonne enfant. Le public est homogène, et comporte aussi bien des nostalgiques du Suprême NTM armés de klaxon, que des quinquagénaires venus accompagnés leurs jeunes enfants. La première partie orchestré par Les Malfaiteurs (Pepite59000 sur Myspace pour les intéressés) s'annonce foireuse, mais arrivent tant bien que mal à chauffer la salle pendant quarante minutes finalement convaincantes.
A 21h30 pétante, les choses sérieuses commencent! La salle se transforme en jungle urbaine animé par les hurlements de notre Joey national. Une lumière laisse alors apparaître le groupe composé d'ancien Enhancer, de Dadoo et de deux DJ en pleine forme. La Starr les rejoins, après un tonitruant J'arrive qu'il chante depuis les coulisses, sous des tonnerres d'applaudissements qui resteront quasi-constant pendant deux heures. Mégalo à ses heures Joey Starr porte un T-Shirt à son effigie comme le reste du groupe.
Le show de ce soir est cohérent. Il est en effet composé de plusieurs partie, chacune pour un public différent afin que tout le monde s'y reconnaisse. La première est emmené par tout le groupe, ce qui donne lieu à une fusion entre Rap et Métal d'une efficacité redoutable qui rappelle le meilleur de Rage Against The Machine.
La deuxième partie est plus calme, Joey reste en duo avec Dadoo (Qui nous à livré un clash hilarant sur Sarkozy), avec lequel il continu la défense de son album mais reprend également des classique de NTM (Seine St-Denis Style, Laisse pas traîner ton fils). Il n'hésite pas non plus à détendre l'atmosphére en passant des extraits de Chapi-Chapo ou de Sacré Charlemagne.
Comme ont le sait tous Joey Starr est engagé, et fait passer un message entre les chansons sans oublié d'appeler au vote.
Joey quitte la scène pendant quelques minutes laissant Dadoo présenter son repertoire (Avec notamment Sale gosse). Dadoo quitte à son tour la scène et laisse Enhancer avec les Dj's pendant quelques minutes bien bourinne devant une foule toujours plus en délire.
Joey revient est reprend les dernières chanson de son album (a part Gare au jaguarr qui fut censuré lors de la sortie du disque).
La dernière partie, qui était le rappelle (d'une bonne trentaine de minutes),fut anthologique sur tout les points: d'abord un battle purement jouissif des deux Dj's grâce à des samples de NTM qui émana sur une reprise bien énervé de Ma benz. Puis vient le point culminant du concert avec un Joey à son apogée, s'auto-proclamant maître de la foule en la faisant déplacer de gauche à droite,de haut en bas .... pendant au moins dix minutes! Finalement Enhancer rapplique une ultime fois pour Pose ton gun 2, Sarko et Seine St Denis Style. Le groupe s'en va sur une standing ovation (en même temps pas de place assise !),et le public quitte la salle sur Axis bold as love de Jimi Hendrix. Ce qui soit dit en passant, démontre une nouvelle fois le mélange des cultures présent ce soir.
Si vous n'y était pas, inutile de vous précisez que c'était le concert du siècle et qu'on vous encourage à suivre cet tournée si elle passe prés de chez vous. Et même si Joey vous fait peur et que vous le prenez pour une bête n'oubliez pas qu'il en s'agit bel et bien d'une, mais de scène. Car ce soir ils nous à mis la fièvre... pendant des heures.
SET-LIST :

Tuesday, February 13, 2007

Jackson C.Frank

Oubiez Lou Reed et Robert Wyatt !
Je sais c'est dur mais c'est le but de cet article. Même si une majeur partie des critiques ont décernés les prix des disque le plus déprimant à ces deux la, il est tant de rétablir la balance et de rendre hommage à Jackson C.Frank génie méconnu et grand oublié de l'histoire de la musique. Chose en fin de compte assez étrange puisqu'il inspirera par la suite une pléiade d'inconsolable comme Nick Drake.
Afin de comprendre le malaise qui se dégage de son unique album, il est essentiel de connaître quelques une des grandes lignes de sa vie(plusieurs anthologie serait nécessaire tant elle fut tragique).
Tout d'abord il perd dix huit de ses camarades lorsque son école est victime d'un tragique incendie, lui s'en sort avec de grave brûlure mais reste traumatisé. C'est lors de son passage à l'hôpital qu'il apprend la guitare et se met a composer.
Plus tard au début des années 60,il décide d'aller faire carrière a Londres, où il cohabite avec Art Garfunkel qui lui présente Paul Simon.
Etant tout bonnement stupéfait par ses chansons, il décide de lui produire son seul et unique album. Les sessions durent trois heures ou Frank chante seul avec sa guitare.
L'album sort en 65 et, est composé de dix chansons plus dépressives les unes que les autres notamment sur la deuxième face ou il emportent complètement l'auditeur dans une ambiance mélancolique portée par l'absence.
Après coup il rencontre sa femme Sandy Denny avec qui il aura un enfant , mais est soudainement pris par le trac qui l'empêche de remonter sur scène.
Une nouvelle fois c'est la dépression. Il retourne aux Etats-Unis en 69 pour renouer avec l'écriture. Mais rien n'y fait et il apprend la mort de son fils qui débouche sur la fin de son mariage. Il abuse alors de médicament et commence à entendre des voies ce qui l'amène a effectuer un nouveau séjour à l'hôpital. Il s'en échappe et devient clochard pendant plus de vingt ans. C'est également pendant cette période qu'une bande de voyous lui tire dessus et perd l'oeil gauche, ce qui le pousse à ré- enregistrer cinq chansons montrant la détresse la plus profonde dans laquelle il se trouve.
Un miracle surgit en 1996 lorsqu'un fan de folk le retrouve et lui fait retrouver la santé. C'est dans ce contexte qu'un certain Vincent Gallo découvre son immense talent et décide d'utiliser "Milk and Honey" dans son film Brown Bunny(Qui est probablement le plus beau film du monde).
Frank était sur le point de publier un nouvel album(dont on à aucune nouvelle depuis), mais le destin s'acharnera une dernière fois sur lui en l'envoyant au royaume des morts en 1999.
Aujourd'hui l'influence de Frank semble égale voir supérieur à celle de Bob Dylan . Son unique album reste l'un des meilleurs de tout les temps, mais il peut également s'agir d'un nouvel amis qui rentrera chez vous.
Il y a des mauvais moment, ceux ou l'on n'écoute pas Jackson C.Frank...