In The Court Of The Crimson King

Fin 69,Alors que le progressif s'empare de l'Angleterre,les Rolling Stones vont mal.Brian Jones quitte le groupe et est retrouvé mort dans sa piscine laissant derriere lui un dernier 45 tours mythique:Jumpin jack flash/Child of the moon.
Ainsi la boucle était bouclée puisqu'en effet,lors du concert à Hyde Park en hommage a Brian,300,000 personnes ont l'honneur de découvrir,comme le dit le reporter de Rock'n'Folk,Un excellent nouveau groupe,King Crimson,interprété Moonchild.
Quelques jours plus tard le groupe composé de quatre musicien,dont le génial Robert Fripp,entre en studio et enregistre l'album en une semaine,chose tout à fait stupéfiante!
Mais qu'est ce qui ne l'est pas dans ce disque à commencer par cette pochette bubble gum,qui en intriguera plus d'un .Le Genesis de Peter Gabriel l'accrochera même dans le studio où ils enregistrent Trespass,pour trouver l'inspiration.Bien plus forte que Le cri de Edvard Munch,le dessinateur(qui était informaticien)Barry Godber à surement voulu représenter le 21th century schizoid man de la chanson d'ouverture.L'intérieur,plus rassurant,représente lui le Roi Cramoisie de la chanson titre.
A peine remis de la pochette,l'acheteur est une nouvelle fois agressé,mais cette fois par des bruits industrielles venant de nulle part,laissant place à des riffs, à une voix déformée et inquiétante qui marque les débuts du Hard-Rock.Le morceaux d'environ 8 minutes,deviendra le plus célèbre du groupe.Notamment grâce a sa richesse et son mélange habile de Blues,de Jazz et de Rock.
La suite est beaucoup plus calme.King Crimson est accompagné d'un poéte à qui l'on doit les fabuleux textes de I talk to the wind et de Moonchild.
Un célèbre proverbe dit que les meilleurs choses ont une fin et Robert Fripp la apparemment bien compris.C'est sur cette logique qu'In the court of the Crimson King(Chanson éponyme qui clôt le chef d'oeuvre) s'arrête à deux reprises très douce,soit joué aux instruments à vent,soit marqué par l'absence de son,avant de laisser le refrain cosmique reprendre le dessus et finir sa course dans un brouhaha qui rappelle,bien évidemment,le final d'A day in the life des Beatles.
Le second opus,In the wake of Poseidon,surf sur la vague du premier.En revanche une nouvelle formation du groupe livre en 72,le très beau et mélancolique Islands que certain critique dont Juan Victoria,considére comme leur chef d'oeuvre.L'album porterait-il alors le ce nom car il serait l'idéal à prendre sur une île déserte ? Nous ne le saurons probablement jamais.En tout cas nous ne donnerons pas raison à ses défenseurs,nous nous contenterons simplement de dire qu'ils n'ont pas tord.
